iphiana a écrit:déroutant, car pathétique et fascinant à la fois. je suis bluffée par son style, sa façon de ns jeter sa réalité en plein face.
bizarrement depuis que j'ai lu la dernière page je ressens un malaise. étrange ... dois je me dire que j'envie cette vie glauque et superficielle? ou est ce pq à 22 ans j'ai l'impression de ne pas avoir su profiter de ma jeunesse ? (je vis ac mon homme et je travaille ) ... ou suis simplement touchée par l'horreur qui émance de cette jeunesse parisienne dorée ?
j'avais déjà lu un article ds "elle" à ce sujet, un copain revenant de Paris m'avait raconté que ça se passait comme ca sur l'avenue montaigne, les grosses voitures, ces jeunes insolents et friqués ... ms là c différent j'ai vmt l'impression que ca livre va laisser en moi des traces indélébiles ?
suis je folle ?? ...
J'ai du mal à comprendre, comment après avoir lu ce livre, on peut envier cette vie? Pour moi, c'est l'effet inverse, après l' avoir lu, on se dit que notre vie est bien plus rempli d'authenticité et de vérité, que ne le sera jamais celle de Hell, qui finalement ne connait rien, mais comprend quand même pas mal de choses, puisqu'elle reste lucide, elle se rend compte qu'elle a une vie de merde, entourée de papier doré, mais une vie de merde, quand même. Franchement qui peut désirer la vie de Hell? Aucun ami digne de ce nom, une famille qui se fout de toi et une vie qui se résume à montrer ses fringues et son [censure] en boite.
D'ailleurs, si plus tard, j'ai une gamine qui rêve de cette vie, je lui ferai lire ce bouquin car il montre que la médiocrité n'est pas forcément là où on pourrait le penser. Pour moi le mot maître du livre c'est : vacuité .
Du vide, du vide et encore du vide, voilà ce que j'ai ressenti face à cette jeunesse, même si le personnage de Hell transcende ce vide par sa lucidité et devient attachant. On a envie pour elle que ça marche, car la fille plus ou moins détestable du début (moi j'aime les pestes), me fait carrément pitié à la fin du livre...