Lolita Pille | Site officiel

09/05/08

Il était un peu moins de vingt heures...


Lolita Pille

Lolita lancait ces deux premiers romans aussi fortement qu'un "Ça a débuté comme ça. Moi, j'avais jamais rien dit. Rien.", une sorte de voyage au bout des nuits parisiennes. Ce n'était plus un cri, mais presque un crachat!

Mais voilà avec l'arrivée de son 3ème roman, le ton change. On se retrouve dans le monde obscur du roman noir, le vrai polar. Cela sent normalement la poudre brûlée, un privé dans un fauteuil en cuire: les pieds sur son bureau, juste à côté une machine à écrire avec deux touches manquantes... Oui normalement cela se passait comme cela - à l'époque de James Ellroy -, mais maintenant c'est Internet, téléphonie mobile et compagnie... Lolita ose aller plus loin, jusqu'à l'anticipation. Entre "Le Dahlia noir" et "1984", Lolita change de style et prend certainement des risques... pour notre plus grand plaisir.

Le premier chapitre est disponible sur le site de l'éditeur Grasset :

Lire le premier chapitre de "Crépuscule Ville".

 

Les premières phrases des romans de Lolita Pille :

HELL

"Je suis une pétasse. De celles que vous ne pouvez supporter; de la pire espèce, une pétasse du XVIe, mieux habillée que la maîtresse de votre patron."

BUBBLE GUM

"Tout ce que je ressentais, c'était la faim. Une faim terrible, que j'aurais pu appeler manque, besoin, impuissance, frustration, vide, et qui m'obsédait, me rongeait, m'engloutirait bientôt."

CREPUSCULE VILLE

"Il était un peu moins de vingt heures quand Syd Paradine émergea de sa banalisée dans le coup de feu des sorties de bureau, sur Packard Boulevard."